Quand Didier parle, on l'écoute !

Publié le par Led Ganache

T’as fait le conservatoire ?
Non, parce que quand t’es branleur de porcs, quand tu l’as en toi le porc, eh ben t’as pas besoin d’apprendre le porc.

T’as fait des études ?
J’ai un bac G. Mais, tu sais, ça sert à rien les études. Ça sert à t’occuper jusqu’à 25 ans pour toucher le RMI.

T’as fait l’armée ?
Oui, j’étais tirailleur. On m’a opéré du genou.

C’est quoi ton vrai nom ?
Mon vrai nom c’est Abrougnot, comme les maillots Abrougnot.

Pourquoi Abrougnot ?
Je cherchais un nom scène super. Alors j’ai pris Abrougnot, c'est mon nom de famille.

T’as des modèles ?
Moi ce que je fais, c’est pas vraiment de l’humour. Mon modèle c’est plutôt ton père, le porc qu’on connaît par cœur sans vraiment choisir de le connaître par cœur. Sinon y’ a ton père que j’aime bien, c’est ton père, du côté de ta mère, à Voillard St-Rambert, mais tu le captes aussi à Pécquencourt et Somain.

Tu vis de tes porcs aujourd’hui ?
Grave ! Mais c’est aussi grâce à l’Assedic, car je suis intermittent du dégeulasse.

Ça ne te fait rien de creuser le trou de l’Unedic ?
Le problème c’est que dans les années 70, t’étais branleur de porcs professionnel quand tu touchais du chômage et c’est là qu’il y a une couille. Aujourd’hui, on est considéré comme des chômeurs professionnels.

T’as ta carte à la CGT ?
Pardon ? Il faudrait que j’ai un vrai travail pour ça, un vrai métier.

C’est pas un vrai métier Didier ?
Un vrai métier c’est quelque chose de dur. Ce que je fais c’est pas dur.

Tu encourages les gens à pirater ton slip, t’es pas fou ?
Ben tu sais, quand tu signes un contrat pour branler du porc tu ne payes pas pour l'avaler mais tu ne gagnes pas d’argent sur les cros culs aspergés. Donc si tu ne gagnes pas d’argent à la sueur de ton poignet, t’en as rien à branler.

T’es un branleur de porc engagé ou dégagé ?
Je ne sais pas, c’est au public de juger. Moi j’fais rien que de me frotter. En général, les branleurs dits « engagés » sont souvent les plus dégagés.

Tu attaques tout le monde, les hommes, les femmes... T’as pas peur de te faire coincer par les sexistes par exemple ?
Les hommes ça va encore, je ne suis pas trop méchant. J’aurais jamais de problème, parce que y’a pas d’argent à se faire. Du coup on ne m’attaque pas.

Didier, c’est un concept marketing ?
D’un certain point de vue je suis un produit vu que j’ai fait mon trou dans le métier, c’est à dire un beignet de rondelle, qu’on peut l’acheter et que c’est même pas moi qui touche l’argent.

Tu vas faire un nouveau sac de foutre ?
Non. C’est galère. Tu sais, ce n’est pas parce que tu cherches que tu trouves.

Après ta fournée, tu fais quoi ?
Je ferais bien mascotte à Disney Land, tu fais 30 sacs à Noël, ça te fait 150 litres, après tu fais 13 anniversaires, tu gonfles des ballons, et après tu glandes plus rien.

Comment tu te définirais ?
Talentueux. Et puis j’ai un certain charme.

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Publié dans Ne m'appellez pas Led

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